Sexe : ouverture ou perversion : quelle différence ?


Willy Pasini, psychiatre italien, et auteur du livre " Nouveaux comportements sexuels" répond à cette question en quelques points.

Lorsqu'on lui demande la définition de la perversion, le psychiatre nous donne celle-ci :


"Willy Pasini : Est pervers celui qui met l’accent sur sa satisfaction pulsionnelle et non sur son partenaire. Tous les êtres humains connaissent dans l’enfance une phase transitoire de perversion, que Freud appelle "sexualité polymorphe". L’enfant utilise tous ses orifices corporels pour se donner du plaisir, sans se préoccuper de la morale. Mûrir, c’est dépasser ce stade. Un pervers est quelqu’un qui ne l’a pas dépassé ou qui y est revenu. Par exemple, un enfant placé en situation de voyeur par rapport à ses parents peut rester fixé à cette expérience, et continuer, devenu adulte, à jouir de cette façon. "

Perversion : les hommes sont-ils plus propices à être pervers que les femmes ?


Willy Pasini estime que les hommes ont davantage tendance à la perversion que les femmes. Ces dernières étant davantage masochistes, notamment un masochisme moral plutôt que sexuel. De part l'éducation notamment, elle apprenne le lien entre la souffrance pour l'autre et l'amour. Le masochisme pervers est de demander à l'autre à être réduit à l'état d'objet.
Dans l'exhibitionnisme on observe aussi que les femmes adoptent davantage ce comportement par questionnement sur sa propre séduction, les hommes quant à eux seraient davantage dans le recherche de choquer les autres . Les femmes auraient également moins besoin de passer à l'acte en termes de fantasmes. Enfin , on pourrait dire que les femmes sont davantage dans la perversion des sentiments que dans la perversion des sens.

A quoi reconnait-on un pervers ?


Question difficile car bon nombre de pervers sont à la base totalement charmants et passent à l'acte une fois qu'ils pensent que la victime est en leur pouvoir.

Willy Pasini fait une différence entre la perversion soft et la perversion hard. VOIci sa réponse à ce sujet : "Autrefois, il était plus difficile de réaliser ses fantasmes sexuels, et ils restaient donc dans le domaine de l’imaginaire. Aujourd’hui, les couples semblent avoir scellé un pacte inconscient fondé sur la capacité réciproque à se procurer des émotions. Quand ça ne fonctionne pas, ils partent à la recherche d’intensité. Ils veulent expérimenter leurs fantasmes, comme ces hommes qui veulent aller dans un club échangiste pour « voir comment c’est », sans pour autant y retourner après. On parle alors de perversion soft.
Les pervers hard (les fétichistes, les sadomasochistes, etc) sont, quant à eux, totalement liés à leur perversion : ils en sont l’esclave et expriment leur sexualité en fonction d’un scénario répétitif et immuable. L’élément central de la perversion hard n’est pas le sexe extrême, mais le manque de liberté, la prison dans laquelle se réfugie le pervers."
Le psychiatre continue précisant que le passage à une perversion soft n'est pas necessairement dangereux pour le couple mais qu'il est dommage que certains couples se détruisent par ce biais, lorsque l'un des deux demande plus que l'autre.

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