QUE PENSER DES ODEURS CORPORELLES ?

Les odeurs corporelles sont-elles dégoûtantes ?
@JUPITER
Qu’il exprime nos peurs, nos efforts, nos désirs ou qu’il soit l’expression de nos fonctions internes, notre corps est à l’origine d’émanations prégnantes. Nous n’avons de cesse de les masquer, avec une préoccupation qui frise parfois l’obsession tant nous craignons qu’à trop dispenser d’effluves on ne puisse plus nous… « sentir » !
Parce qu’elles sont, plus que la nudité, le reflet de notre vie émotionnelle, nos odeurs constituent l’élément le plus intime de notre personne. En échappant à notre contrôle, elles bousculent l’image que l’on veut donner de nous et trahissent à l’occasion nos élans pulsionnels. Lorsqu’ils concernent nos organes génitaux, ces parfums de musc attestent que notre sexe est réactif et productif.
Ce n’est en effet qu’à compter de l’adolescence que les glandes sudoripares situées autour du mamelon, de l’anus, des aisselles, de l’aine et de l’appareil génital produisent des sécrétions odorantes. Que comprendre alors de ce dégoût pour ce qui témoigne de notre posture mature et féconde ? En d’autres temps, nous aurions dit le sexe « sale ». Pourtant, c’est certainement la bouche qui recèle le plus de microbes !

A DÉCOUVRIR

Si, de nos jours, nous revendiquons une sexualité libérée, n’est-ce pas toujours la même crainte qui s’exprime dans cette chasse aux odeurs naturelles : l’inquiétude quant à notre nature et à ce qu’elle évoque d’animalité – entendez vulgarité – face à une posture culturelle, esthétique et ainsi maîtrisée ? La présence de phéromones chez les humains et leur implication dans la fertilité et la sexualité font toujours débat dans les milieux scientifiques.
Mais chacun s’accorde sur le fait que nos effluves participent à l’élaboration du lien à l’autre, puisque, nourrissons, nous développons un attachement olfactif au contact du corps de notre mère. Essentielles à notre développement affectif et cognitif, les odeurs maternelles ont sur nous un pouvoir apaisant. De plus, elles contribuent à régulariser notre métabolisme, car celles qui se dégagent du mamelon déclenchent le réflexe de la tétée.

A DÉCOUVRIR

Expression de nos émotions, les odeurs sont accueillies avant tout… émotionnellement, réveillant nos plaisirs, nos rejets ou nos angoisses. On comprendra que la lecture que nous en avons soit des plus subjectives et mérite parfois d’être interrogée.
Et, avouons-le, nous connaissons parfaitement les émanations délicates ou plus faisandées de notre corps, et nous aimons les retrouver, les rechercher parfois. De même nous plaisent ou nous émeuvent ces effluves si particuliers qu’émet l’autre, qui se mêlent à nos ébats amoureux et dont nous restons drapés après l’étreinte.
S’il n’est plus concevable dans notre société d’imposer nos parfums « de bête », faut-il en revanche toujours les traquer ou les désavouer, au risque de perdre la singularité de notre empreinte et de ce qui fait lien ?

QUESTION D'ARTHUR ARON A FAIRE A DEUX


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