J'AIME LE SEXE, EST-CE MAL ? témoignage


Il y a des choix difficiles à faire, et puis difficiles à assumer une fois qu'ils sont faits... Il y a encore quelques semaines à peine, je vivais avec un homme adorable : doux, gentil, patient, sociable, souriant, joli garçon... Puis en décembre, j'ai souhaité la séparation. De guerre lasse. Parce que depuis plusieurs années, nous n'avons quasiment plus de relations sexuelles alors que pour moi, le sexe a toujours été une source d'épanouissement et de joie de vivre. 

Parce que j'ai tenté de l'alerter sur la douleur que cette abstinence m'occasionnait. J'avais essayé tous les tons pour lui dire que je souffrais et que j'avais besoin qu'il m'aide à chercher des solutions pour notre couple. Moins nous faisions l'amour, plus mon désir de lui s'étiolait. Pensant que cela le ferait réagir, je l'avais même averti, il y a très longtemps déjà, que j'allais prendre un amant. 

Ce que j'ai fait, d'ailleurs, autant par besoin du contact et de la chaleur de la chair (l'onanisme a ses limites) que par besoin de voir briller le désir dans les yeux d'un homme. J'ai trente ans à peine, je suis féminine, jolie et souriante, j’aime la lingerie, les vêtements sexy,  il m'arrive souvent de me faire draguer... Alors pourquoi mon compagnon n'éprouvait-il aucun désir de moi ?

J'ai d'abord eu deux amants de passage, histoires furtives et peu satisfaisantes si ce n'est physiquement. Et puis en octobre, j'ai rencontré un homme qui m'a séduite par les mots avant de me conquérir physiquement. Je n'avais pas envie d'une relation, juste d'un adultère, même si lui était disponible et m'a très vite dit qu'il souhaitait plus qu'une aventure avec moi... Jusqu'à ce que, allez savoir pourquoi et comment, j'arrête de "baiser" avec lui et je commence à "faire l'amour". Au stade où nous en sommes, je dois reconnaître que la situation est trop complexe pour que je démêle clairement mes sentiments pour cet homme. Mais il est clair que j'éprouve des sentiments forts envers lui.

Pourtant, la rupture n'est pas facile. L'homme que je quitte est, je l'ai dit, d'une énorme gentillesse. Il m'aime. La situation telle qu'elle était, cette sorte de cohabitation intelligente que nous vivions, lui suffisait. Moi je ne peux me résoudre à m'enterrer vivante à trente ans. J'aime le sexe, est-ce un mal ? J'aime le sexe et je n'ai pas besoin de le vivre en dehors de mon couple si mon partenaire est, lui aussi, libéré... J'aurais voulu préserver cet homme, le protéger, éviter de lui faire tout le mal que je suis en train de lui faire. C'est pourquoi je ne lui dis rien de mon amant, pour lui éviter une blessure d'amour propre. Car je ne le quitte pas pour un autre. Je le quitte parce qu'entre lui et moi, la relation n'était plus une relation amoureuse (l'a-t-elle jamais été qu'au tout début ?) mais une relation fraternelle, sans aucune dimension charnelle. Je l'aime comme mon frère ou comme mon meilleur ami. Et je souffre de le perdre, de perdre tous ces détails, ces petits riens de connivence qui font un couple. 

Mes amis et ma famille me disent que je cours après une chimère, que je devrais me réjouir du confort matériel et sentimental que nous vivons et m'en satisfaire, tant pis pour le sexe et les échanges intellectuels... Mais moi je ne peux pas. Je veux croire qu'il est possible de vivre une relation longue durée où l'épanouissement des deux partenaires soit autant sentimental, intellectuel, "pratique" et charnel. Je veux croire qu'il est possible de rencontrer un homme qui me séduise et que je séduise, un amoureux qui sera aussi mon amant, mon ami, mon complice, peut-être même un jour le père d'un enfant à concevoir et aimer ensemble. Est-ce utopique ?


Sources: psychologies.com

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