"UN WEEK INITIATIQUE" NOUVELLE EROTIQUE DE BRIGITTE LAHAYE


« Deux heures ! à peine deux heures pour me retrouver… », pensa Claire. Ou plutôt pour retrouver son corps et son enveloppe d’épouse respectable. Rien de tel qu’une bonne douche pour se changer les idées et évacuer les souvenirs torrides de ce week-end mouvementé. « J’aurai bien le temps d’y repenser tout à loisir cette nuit », se dit-elle en cherchant dans son armoire la tenue la plus adaptée pour retrouver son adorable mari sur le quai de la gare. Malgré un trafic plutôt dense en ce début de semaine, Claire arriva en avance. Son impatience à retrouver l’homme de sa vie était largement entachée par sa peur qu’il devine qu’elle n’était plus tout à fait la même.

Enfin les hauts parleurs annoncèrent l’arrivée du train. Claire resta bien en vue au bout du quai. Impossible de la manquer. Son tailleur bleu et noir lui donnait l’apparence d’une fidèle compagne et ses cheveux étaient relevés dans un savant chignon. Qui aurait pu imaginer que cette nuit, cette brune à l’allure austère s’était laissée prendre comme une chienne en chaleur ? « Sûrement pas Luc ! », espérait-elle. D’un pas décidé, l’illustre PDG se dirigea vers sa compagne, affichant un sourire de vainqueur qui laissait deviner que le voyage d’affaires avait été un succès total. Mais ni l’un ni l’autre ne désirait évoquer ces trois jours agités. Le couple s’embrassa avec l’ardeur de ceux qui s’aiment toujours, malgré des années de vie commune. Claire sentait monter son désir. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas connu de sentiments aussi intenses pour son mari.


« Pas coupable ? Pourtant, il me semble bien que j’ai besoin de me faire pardonner », s’avoua-t-elle tout en se dégageant de leur étreinte. Puis, plongeant ses yeux noirs dans ceux chargés de désir de son époux, le plus innocemment du monde elle demanda : « Veux-tu que je te dépose tout de suite au bureau ou as-tu le temps de rentrer chez nous ? »Le visage de son compagnon s’illumina franchement, il éclata de rire : « A ton avis ? Tu crois vraiment que je peux attendre jusqu’à ce soir ? » À vive allure, Claire se faufilait entre les voitures, si pressée d’oublier ses ébats de la nuit pour enfin appartenir à nouveau à celui qui partageait sa vie depuis six ans. Six ans de bonheur presque sans nuages.

Enfin, leurs corps se retrouvaient, ils n’avaient pas échangé un seul mot. À quoi bon, quand les peaux se comprennent si bien. Avec ce mélange de fougue caractéristique des amants qui sont encore dans la phase passionnelle et la dextérité des vieux couples qui se connaissent par cœur. Claire se concentrait sur ses sensations, à chaque mouvement plus profond de la verge de son amant, son plaisir s’intensifiait. Une douce chaleur était en train de l’envahir, mais elle devinait le membre prêt à exploser. Il était plus que temps qu’elle se laisse emporter par ce tsunami. En fermant les yeux, son esprit l’emmena alors vers son week-end et, en quelques secondes, le souvenir de ce qu’elle y avait vécu provoqua une explosion orgasmique incroyable.


Lorsque son mari lui annonça qu’il devait s’absenter trois jours afin de signer un gros contrat avec l’Arabie Saoudite, Claire bouda quelques heures. Elle s’était fait une telle joie de ce week-end en Normandie chez Pascale… Pascale, une amie retrouvée la semaine précédente, la complice de ses années de célibat. Ensemble, elles avaient fait les 400 coups, surtout Pascale dont le métier de mannequin n’était qu’une couverture à sa qualité d’escort-girl. Aujourd’hui, elle semblait s’être un peu rangée mais gardait un excellent carnet d’adresse. Devant son air dépité, Luc n’hésita pas à inciter sa femme à y aller seule. Le couple fonctionnait sur la confiance et il n’avait aucune raison de craindre quoi que ce soit. Claire partit donc retrouver son amie. Or, cette dernière avait beaucoup souffert de perdre sa complice de jeux et sachant qu’il n’y aurait pas le vilain mari, en profita pour organiser un week-end très différent. À la gare, Claire fut accueillie par ces paroles bienveillantes : « Nous allons passer un week-end formidable toutes les deux avec deux camarades passionnants. » Certes, la compagnie de ces deux hommes particulièrement brillants, séduisants et bien élevés fut des plus agréables. Néanmoins, Claire devina rapidement qu’elle était tombée dans un guet-apens. Mais, après tout, être courtisée par deux mâles aux petits soins, cela lui rappelait le bon vieux temps. Sûre d’elle, sûre de l’amour pour son mari et résolument fidèle depuis six ans, elle se sentait capable de résister à la tentation. 
La nuit de samedi à dimanche, ses rêves furent particulièrement mouillés. Lorsqu’à quatre heures du matin, elle se réveilla le corps en sueur, mais avec cette délicieuse sensation voluptueuse au creux de son ventre, elle comprit à quel point son désir était fort. « Et bien je vais redoubler de prudence », se promit-elle ! En effet, durant toute la journée, elle resta sur ses gardes, comptant les heures qui la séparaient de la fin de son supplice. Car plus le temps passait, plus elle prenait conscience qu’elle n’avait qu’une envie : se retrouver dans les bras d’Olivier. Ou de Fabrice. Au choix. Brun ou blond, mince ou rond, qu’importait… Chacun à sa manière avait su lui prouver qu’ils débordaient de sensualité. Faire l’amour avec l’un d’eux, quel délice ! Vers dix-neuf heures, Claire commença à s’inquiéter car Pascale restait introuvable. Elle comprit qu’elle allait louper son train. Elle pesta contre son amie quand Olivier avoua :

– Vous ne risquez pas de la voir revenir, elle est partie pour une soirée, mais nous sommes chargés de vous raccompagner à Paris !

– Mais pourquoi ne pas m’avoir prévenue ?

– Tout simplement parce que nous avons l’agréable tâche de vous raccompagner avec nous en voiture. Nous allons dîner tous les trois dans une auberge puis nous prendrons tranquillement la route et soyez sans crainte vous serez chez vous avant minuit.


 Devant une telle assurance, Claire comprit qu’elle n’avait plus le choix. Après tout, passer une dernière soirée en leur compagnie n’était tout de même pas une punition. Pourquoi, quelques heures plus tard, se retrouva-t-elle dans son lit avec ces deux lascars ? Était-ce l’abus du champagne ou une pulsion sexuelle incontrôlable ? Depuis dix ans, Claire n’avait pas connu une autre peau et lorsque l’un d’eux, pour lui dire au revoir, appuya un peu trop son torse contre ses seins, tout son corps s’embrasa. Dans l’ascenseur étroit, ils s’embrassèrent. Claire aurait été bien incapable de distinguer celui qui lui prenait les lèvres de celui qui dévorait son cou et sa poitrine. Ses mains fébriles ouvrirent la porte blindée du triplex, le trio grimpa dans la chambre d’amis. Dans un sursaut de respect pour son mari, elle ne s’imaginait pas capable de faire l’amour dans la chambre conjugale. Les deux compères la suivaient tels deux fidèles chiens pressés de se blottir contre le corps de leur maîtresse. Des doigts agiles eurent tôt fait de la dénuder et des bras musclés la déposèrent tout en douceur sur les draps satinés. Puis avec une lenteur infinie, ils caressèrent ce corps déjà vibrant de désir.

Claire touchait les épaules, les torses, les fesses ou les ventres de ses complices mais elle n’osait pas encore toucher les objets de sa convoitise. Les deux verges étaient pourtant déjà bien au garde à vous et cela ne lui avait pas échappé. Ces excroissances qui témoignaient du désir que son être provoquait ne faisaient que renforcer le sien. L’une était plutôt longue et fine mais très bien proportionnée, mignonne à en frémir, l’autre en revanche était un peu trapue, assez courte et plus épaisse. Mais Claire aurait été bien incapable de dire laquelle l’attirait le plus. Mettant au panier ses dernières résistances, elle s’abandonna enfin. Les yeux fermés, elle savourait les caresses habiles de la langue de l’un tandis que l’autre s’empara de sa bouche. Après quelques fractions de secondes, comme si ce baiser était une haute trahison vis-à-vis de son époux, la langue experte du séducteur eut raison de ses dernières défenses. Claire se rendait, les cuisses ouvertes sans aucune retenue. Alors Fabrice murmura : « Tu es belle, nous te désirons tous les deux, acceptes-tu que nous te fassions l’amour en même temps ? » Ses sens tellement excités empêchèrent son cerveau de réaliser réellement ce que cela signifiait et d’ailleurs plus rien ne lui importait du moment qu’on la prenne et qu’on calme son feu intérieur.

« Oui, oui, oui… »
« Trois oui pour deux hommes, c’est trop », répondit Olivier qui ne perdait pas une occasion de faire un trait d’humour.

Et c’est ainsi que Claire se retrouva pénétrée par les deux hommes. Le premier la renversa sur lui et s’introduit avec une facilité déconcertante tant elle était prête, puis le second se posa délicatement sur elle et tout aussi délicatement enfila son pénis effilé entre ses fesses. Claire était farouchement opposée à la sodomie malgré les tentatives répétées et plutôt habiles de son mari, mais là, sans préparation particulière, elle apprécia aussitôt les va-et-vient lents et profonds de cet inconnu qui se calait sur son copain de jeu. Le plaisir se faisait de plus en plus intense, la jeune femme n’était absolument plus maîtresse de son corps. D’ailleurs était-elle encore dans son corps ? La jouissance l’emporta et plus rien d’autre n’existait que cette vague immense qui l’entraînait dans les grands fonds de l’inconscient universel. Claire jouissait tant qu’elle souhaitait presque que tout s’arrête avant qu’il ne soit trop tard. Mais trop tard pour quoi ? Pour qui ? Était-ce cela la petite mort ? Ces extases qui nous transforment définitivement ?

Mais pourquoi toutes ces questions ? Claire sentait qu’il lui suffisait de lâcher prise puisque les deux hommes menaient le jeu avec habilité. Elle était guidée vers un orgasme puissant, violent mais progressif par des amants de talent. Ainsi, quand ils réalisèrent qu’elle n’en pouvait plus, ils se soulagèrent presque en même temps en une explosion nucléaire. Longtemps, les trois corps restèrent immobiles, collés, unis comme pour prolonger ce moment magique, exceptionnel. Chacun avait besoin de reprendre ses esprits, car si Claire avait connu une expérience hors du commun, les deux hommes aussi : jamais une femme ne s’était offerte avec tant de disponibilité.


Leur amitié, leur complicité les avaient habitués à partager la même maîtresse mais jamais en même temps. En général, ils se la passaient lorsque l’un en avait fait le tour. Or, cette nuit, ils avaient eu envie de faire l’amour ensemble à cette femme si sensuelle, si belle, si intouchable. Ce moment d’intimité partagée les avait troublés. En elle, chacun avait senti la virilité de son ami. Ce moment presque trop intime avait scellé un pacte nouveau entre eux. Claire fut la première à se ressaisir, réalisant dans quelle situation elle se trouvait. Sa première pensée fut pour son mari bientôt de retour dans leur appartement. Soudain, elle eut hâte d’en finir. Les chasser comme pour se convaincre que tout ça n’était qu’un merveilleux cauchemar. Mais en souvenir de ce moment exquis, elle ne pouvait pas les virer comme des voleurs. Doucement, presque tendrement, elle leur signala :

– Il faut partir maintenant

– Non pas déjà ? Ou alors donne-nous un prochain rendez-vous, nous avons tant envie de te revoir.

Flattée par cette demande qui résonnait de sincérité, mais incapable d’accepter, car cela aurait été alors une véritable trahison, la jeune femme s’affolait. Pourtant, il fallait rester ferme ! Tout son corps se tendit et se dressa tandis que les mots sortaient de ses lèvres, durs, cinglants, bien plus qu’elle ne le désirait : « Non, désolée, merci de m’avoir raccompagnée jusqu’ici mais maintenant nos chemins se séparent. » Afin de ne pas leur laisser la moindre illusion, elle se dirigea vers la salle de bain, enfila un peignoir moelleux et partit dans sa chambre, son repère, en prenant soin de fermer la porte à clef. Son cœur battait la chamade mais très vite, elle fut rassurée, ses amants étaient en train de quitter les lieux.

– Tu ne veux même pas nous dire pas au revoir ? cria l’un d’eux.

– Non mais je vous remercie de tout corps ! dit-elle d’un ton presque sarcastique.

Sans doute fut-elle convaincante puisque, l’instant d’après, elle entendit la porte blindée se refermer.


Ces souvenirs encore brûlants venaient de lui permettre d’obtenir l’un de ses meilleurs orgasmes avec son mari. Super ! cela lui permettait de justifier cette parenthèse érotique. « Après tout, lui aussi en profite !» pensa-t-elle. D’ailleurs la manière dont il l’enlaça lui prouva, si cela était nécessaire, à quel point il appréciait d’avoir fait jouir sa femme aussi intensément. Alors, comme pour sceller à nouveau leur union, Claire murmura :

– Tu sais, je crois que je suis prête. Si tu revenais avec un Plug ce soir ? Nous pourrions essayer une double pénétration ? Et puis plus tard, tu pourras peut-être me posséder aussi de cette manière ?

Troublé, il ne sut que répondre :

– Comme je t’aime ma chérie.

– Oh et moi si tu savais !, fut la réponse de Claire qui plutôt que de croiser son regard, préféra fermer les yeux dans l’attente d’un baiser d’amoureux, moins fougueux mais tellement plus profond…

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