NOUVELLE EROTIQUE : LA MAITRESSE DE THOMAS


Thomas roulait depuis déjà deux heures, quand il arriva enfin dans la rue indiquée par celle qu'il ne connaissait que sous le nom de Maîtresse. La simple évocation de ce terme dans son esprit provoquait un frisson.

Il gara sa voiture juste en face du numéro 18, un numéro qui l'avait hanté toute la journée. Il était seulement 19 heures, le temps était pluvieux et froid, mais Thomas s'était soumis à la demande de sa Maîtresse: il portait un costume noir, sobre, une chemise blanche, sans dessous.
Cette sensation étrange d'appartenir à une personne qu'il n'avait même jamais rencontrée le troublait au plus haut point, et à ce trouble s'ajoutait le sentiment d'être vulnérable, car Thomas allait vivre l'inconnu.

Comme convenu, il ouvrit la discrète porte et pénétra dans un long couloir, sombre, mais rassurant par la moquette rouge qui l’habillait.
La seule porte qu’il trouva le conduisit dans une pièce blanche, au style très épuré. Pour seul mobilier, une chaise, également blanche, ainsi qu’une commode. Dans le coin le plus éloigné, une porte rouge. Au mur une photographie en noir et blanc d’une femme ; ou plutôt, des jambes d’une femme. Thomas s’attarda sur ces courbes gracieuses, ces cuisses fuselées qui étaient gainées de bas de soie noirs, qu’il affectionnait tant.

Un détail attira immédiatement l’attention de Thomas : une caméra de vidéo-surveillance était fixée dans un coin de la pièce, braquée vers la chaise. Tout était conforme aux instructions que sa Maîtresse avait laissées dans le mail de la veille. Il devait trouver dans la première pièce un meuble, dont le contenu resterait secret jusqu’à son arrivée. Comme prévu, mais après quelques secondes d’hésitation, il ouvrit l’unique tiroir de la commode. Il y trouva une enveloppe, ainsi qu’une paire de chaussures à talons aiguille. Ils étaient noirs, vernis, le talon, fin, devait mesurer une douzaine de centimètres. La semelle était rouge, il s'agissait là d'un modèle de luxe. Tout à fait le genre d’escarpins dont Thomas raffolait. Son cœur s’emballa quelques secondes. Son esprit inventait les scénarios les plus fous : une femme allait-elle entrer dans quelques secondes pour chausser ces pures merveilles ? Devait-il les apporter à sa Maîtresse qui l’attendait de l’autre côté de la porte rouge ? Son excitation montait, son pantalon ne pouvait plus cacher son érection.

Il fallait maintenant ouvrir l’enveloppe, ce que le jeune homme s’empressa de faire. Il y découvrit un billet, manuscrit :
« Je te surveille. Je sais précisément dans quel état tu te trouves, et je sais à quel point tu aimes ces chaussures. Tu n’es pas digne de me rencontrer, pas si tu es excité. J’ai imaginé un moyen efficace de te calmer. Tu vas te masturber dans une de ces chaussures, devant la caméra. Ceci fait, tu les replaceras dans le tiroir de la commode et tu quitteras cette pièce par la porte rouge. C’est un ordre de ta Maîtresse. »

Ces derniers mots troublèrent Thomas au plus haut point. « Je reçois un ordre de ma Maîtresse » se dit-il. Son premier. Et pas le plus simple à exécuter. Le regardait-elle derrière la caméra ? Enregistrait-elle ? Qu’allait-elle faire de ces images ? Thomas décida d’éluder ces questions et posa les escarpins sur la chaise. Il les observa encore, les imaginant portés par une femme, avec des bas, ou des collants. Il voyait ces jambes imaginaires croisées, elles appartiendraient à une femme grande, mince, à la poitrine nue et aux seins fermes mais petits. Cette femme inviterait Thomas à se mettre à genoux, à déboucler sa ceinture et ouvrir son pantalon. Ce qu’il fit.
Malgré sa honte mêlée de crainte, il découvrit son sexe, tendu, une goutte d’excitation prête à tomber. Il caressa le cuir verni avec son gland. Le liquide chaud se répandit sur l’escarpin. Il décida enfin de se masturber, tout en sentant son sexe parcourir le cuir. Il tenait la chaussure par le talon. Thomas pensait à sa Maîtresse, regarda la photographie, la caméra, imagina la suite de la soirée, cette femme si mystérieuse. Ces images s’entrechoquaient tandis que Thomas se masturbait. Il se branlait pour Elle. Elle allait le voir. Un spasme annonça la libération, il se rappela la consigne de sa Maîtresse, et mit son gland au fond de l’escarpin. Le contact du cuir décupla son excitation, et Thomas se répandit dans ces magnifiques souliers, il sentit son sperme emplir l’objet de tous ses fantasmes.

Après avoir rassemblé ses esprits, il se releva, se dirigea vers la commode, et y plaça la paire d’escarpins, dont l’un était désormais « le sien ». Thomas remonta son pantalon, et boucla sa ceinture.

Il se dirigea vers la porte rouge, physiquement soulagé, mais son esprit ressassait sans cesse les mêmes questions. Que faisait-il là ? Pourquoi se livrait-il à cette femme qu’il ne connaissait pas. Qu’allait-elle faire de ces talons, souillés de sa semence ?

Thomas savait que les réponses à ces questions l’attendaient peut-être de l’autre côté de cette porte…

Thomas pénétra dans cette nouvelle pièce. Il y trouva un confortable fauteuil placé devant un téléviseur éteint. Il s'y assit, au même instant une image de vidéosurveillance apparut sur l'écran. Thomas découvrit une pièce blanche, dont le mur filmé était percé de trous. Bientôt apparut à travers un des trous un sexe d'homme, puis un second, le mur était désormais orné d'une dizaine de queues. Une femme entra dans la pièce, par une porte qui devait se trouver sous la caméra, devina Thomas. Elle se déplaçait à quatre pattes, seulement habillée d'un collier de cuir, et d'une paire de talons aiguille. Un masque cachait son visage. Sa poitrine généreuse se balançait au rythme de ses lents pas. Elle était blonde, plutôt fine, avec une cambrure très marquée. Elle se dirigea vers l'un des sexes, qu'elle commença par branler. Son autre main en rejoignit bientôt un second qu'elle empoigna. À genoux, elle masturbait ces deux hommes avec application. Lorsqu'elle fut satisfaite de son érection, elle glissa un sexe dans sa bouche. Son dos était courbé, ses lourds seins frottaient le mur auquel elle était désormais collée. Thomas s'imaginait à la place d'un de ces hommes...La jeune femme fut attirée par une autre queue, elle lui réserva le même sort: ses lèvres glissaient avec gourmandise le long de ce sexe inconnu, elle en léchait le gland, le frottait sur son visage. Tout en suçant cet homme, elle se caressait, Thomas entrevoyait ses doigts qui s'affairaient sur sa chatte. Quel spectacle! Lorsque tous les hommes étaient au comble de leur excitation, la soumise prit du recul, et resta agenouillée, les mains posées au sol, telle une petite chienne. Les sexes dressés disparurent de la cloison, puis l'image disparut de l'écran. Thomas restait sur sa faim. Un texte apparut: "Cette petite séance de gloryhole a dû te plaire. tu peux maintenant rejoindre la prochaine pièce. Quoiqu'il arrive, je t'interdis désormais de jouir."
Thomas ouvrit la seconde porte de la pièce, et découvrit un minuscule box, dont le mur étroit était percé d'un unique trou. Il y glissa son sexe, en espérant subir le même traitement que celui dont il avait été spectateur quelques instants auparavant...

Thomas n'eut que quelques secondes à attendre. Il sentit une main s'emparer de sa queue. Elle commença par lui caresser le bout du gland, avec seulement deux doigts qui décrivaient de petits cercles. La caresse se prolongea et Thomas sentit une douce chaleur envahir son sexe. Ces effleurements étaient délicieux, et après le spectacle auquel il venait d'assister, Thomas avait bien du mal à contenir son plaisir. Bientôt les doigts furent remplacés par ce qu'il reconnut comme étant une langue. Elle lapait délicatement le bout de son sexe, s'insinuait dans son méat. Cette sensation de ne rien contrôler, de ne pas pouvoir être spectateur de ces attouchements troublait Thomas et, plus que tout, l'excitait terriblement. Les coups de langue ne tardèrent pas à faire perler une goutte de plaisir sur sa hampe...il sentit de douces lèvres s'y poser et la sucer. Posées sur son sexe, elles glissaient de ses couilles au bout du gland avec une habile lenteur. Bientôt, Thomas sentait la respiration de sa suceuse le long de sa queue, elle avait ouvert la bouche...qu'elle emplit de la bite de cet inconnu. Les lèvres ne touchaient pas encore Thomas, il sentit son sexe entouré d'une douce chaleur, et c'est son gland qui arrêta la lente progression dans la bouche de cette femme experte. Une gorge profonde! Les lèvres se refermèrent sur le pieu, Thomas bandait comme un âne. Sa queue toute entière était maintenant engloutie dans la bouche d'une inconnue, qu'il ne pouvait même pas voir. Elle se retira avec une lenteur méthodique, caressant ce sexe énorme avec la langue. La salive lubrifiait la bite de Thomas, au point qu'il pensait avoir pénétré une chatte trempée. La femme enfonça à nouveau cette magnifique queue au fond de la gorge, à tel point que sa langue en touchait les couilles. Thomas gémissait de plaisir. Il voulait qu'elle accélère, mais il n'osait dire mot. La femme répéta sa lente progression en arrière, Thomas sentait qu'elle suçait avidement sa verge. La troisième fois fut plus vorace, la douce inconnue fit un va-et-vient rapide et profond, suivi d'un autre...à chacune de ces pénétrations Thomas sentait son gland s'écraser au fond de la bouche de sa partenaire, la faisant saliver encore plus. Elle s'empala ainsi la bouche de longues minutes. Elle lui bouffait littéralement la queue, le suçant comme une diablesse. Il entendait les soupirs de la femme, et le clapotis de sa bite au fond de son gosier. Elle prit son sexe en main, le branla sur toute la longueur, puis s'arrêta un instant pour cracher dessus. Sa bouche engloutit à nouveau la bite ainsi lubrifiée. Elle étendait la langue au maximum, la queue glissait sur ce doux tapis, et emplissait la gorge de cette salope. Il ne tenait plus, une chaleur insupportable envahissait ses jambes, son ventre. Il voulait jouir. Il n'en avait pas le droit. Ne contrôlant pas les actions de sa fellatrice, Thomas sentit son sexe émettre un premier spasme. Instantanément, la bouche experte quitta sa queue, sa chaleur remplacée par la fraicheur de la pièce, amplifiée par la salive qui nappait abondamment son sexe. Thomas voulait jouir. Ses couilles en étaient devenues douloureuses. Il attendit encore quelques minutes dans cette position, mais la femme avait dû quitter la pièce adjacente. Thomas finit par se retirer, et quitta le box. Il retourna dans la pièce équipée du téléviseur, qui diffusait ces quelques mots: "C'est bien, tu n'as pas joui, malgré les talents de ma soumise. Continue comme ça. Je t'interdis de te branler devant la scène qui va suivre."

Thomas allait-il à nouveau être témoin d'une séance de gloryhole? L'écran afficha l'image d'un lieu qui lui était familière: il reconnut la pièce blanche, la première, équipée d'une caméra.
Allait-il se voir en train de se masturber dans une paire d'escarpins?

La pièce était déserte, ne restait que la chaise et la commode. La porte s'entrouvrit. Une grande femme, brune, vêtue d'une combinaison de vinyle noire, pénétra dans ce lieu d'une blancheur immaculée. Le haut de sa combinaison était fermé d'une tirette, qui laissait largement entrevoir sa poitrine, qu'elle portait fièrement en avant, l'allure altière. Ses hauts talons donnaient à sa démarche une assurance et une sensualité sans équivoques.
Dans sa main droite, elle tenait un lien de cuir noir, et au bout de cette laisse apparût une femme blonde, visiblement plus jeune que sa dominatrice, vêtue d'une paire de bas noirs, d'un string en dentelle et d'un collier de cuir, auquel la laisse était attachée. Elle se déplaçait comme une chienne, à quatre pattes, au pied de sa belle maîtresse. Cette femme qui promenait sa petite soumise était énigmatique, elle portait un loup de satin qui ne laissait que deviner sa bouche charnue, maquillée de rouge à lèvre écarlate.

Serait-ce "Maîtresse"? En tout cas cette entrée n'arrangea en rien l'état de Thomas, qui avait grand peine à contenir les spasmes répétés de son sexe. "Je t'interdis de te branler", tels étaient les mots de sa Maîtresse.

La promeneuse s'arrêta devant la commode et ordonna à sa petite chienne de ne pas bouger. La jeune fille se figea, les mains à plat sur le sol, les genoux à terre et les pieds cambrés par une paire de talons aiguille à bride vernis. Elle avait l'air docile, son corps était lui aussi cambré, elle regardait sa maîtresse avec affection et crainte, pensa Thomas.

La femme vêtue de vinyle ouvrit le tiroir de la commode, elle en sorti une paire de chaussures. Pas n'importe laquelle: exactement les mêmes escarpins que ceux dans lesquels Thomas s'était masturbé auparavant. Leur simple vue l'excita au plus haut point, Thomas s'autorisa à essuyer la goutte de liquide séminal qui perlait au bout de son gland.

Il n'était pas le seul excité:à la vue des chaussures, la petite chienne se cambra et frotta son visage sur les jambes de sa maîtresse. Elle se mit à lécher le vinyle, d'abord au niveau de la cheville, puis elle remonta jusqu'au genou de sa maîtresse. Cette dernière tira brusquement sur la laisse pour remettre la jeune insolente dans le droit chemin.

Elle posa alors son pied gauche sur la nuque de sa soumise. Le talon de la mule qu'elle portait s'enfonça dans la chevelure blonde et repoussa la tête de la petite chienne vers le sol. Comme pour mieux contrôler la lente descente, la maîtresse tirait sur la laisse, si bien qu'il fallut une dizaine de secondes pour que le visage de la soumise ne soit plus qu'à quelques centimètres du sol froid...et des escarpins sortis de la commode.

La maîtresse prononça quelques mots, sans doute un ordre, Thomas ne put distinguer le mouvement de ses lèvres. La jeune blonde, dont le corps était crispé et semblait prêt à bondir, prit un escarpin par le talon. Délicatement, elle le porta à sa bouche, le cuir du talon reposant sur sa lèvre inférieure.

Thomas comprit. Telle une bête sauvage, cette jeune fille qu'il ne connaissait pas redressa la nuque, cambra encore ses reins et souleva délicatement l'avant de la précieuse chaussure. Thomas devina son foutre en train de couler du fond de l'escarpin vers cette bouche soumise, sur le cuir qui l'avait fait jouir auparavant.
La jeune femme tirait maintenant la langue, comme pour goûter encore plus tôt au sperme de cet inconnu.

Thomas n'en pouvait plus, ce spectacle de domination parfaite mêlé à la vue de ses fantasmes fétichistes les plus inavoués achevèrent sa volonté: il prit son sexe en main et commença à se branler frénétiquement. Il savait qu'il était sur le point de jouir.

Subitement, le téléviseur s'éteint.

La porte derrière Thomas s'ouvrit et deux femmes masquées entrèrent. La lumière s'éteint à son tour.

Thomas était maintenant plongé dans le noir avec deux créatures qu'il avait à peine entrevues...

Thomas sentit un bracelet métallique enserrer son poignet droit: allait-il être menotté? Il n'entendait que la respiration des deux femmes et le son de leurs talons aiguilles qui claquent sur le sol. Comme rompues à cet exercice, elles réussirent sans violence mais avec fermeté à retirer les vêtements de Thomas. Tandis que les mains habiles de l'une déboutonnaient sa chemise en effleurant sa peau, l'autre lui retira sa ceinture et son pantalon. Elles finirent par le mettre à genoux, et lui lier les mains dans le dos à l'aide des menottes.
Il entendit les bruits de talons s'éloigner: Thomas était maintenant seul.
Il attendit ainsi une dizaine de minutes, nu comme un ver. Qu'allait-il advenir de lui? Il savait qu'il avait fauté en se branlant, allant ainsi à l'encontre des directives de sa Maîtresse.
Quel sort lui réservait-Elle?

Thomas allait être fixé. Alors qu'il était occupé à ces pensées, une formidable force le souleva de terre, l'attrapant par les plis des coudes et les chevilles. Thomas était à l'horizontale, ventre en bas, tête en avant, décollé de cinquante centimètres du sol. Il sentit quelqu'un devant lui et se vit enfiler un sac de tissu sur la tête. Il était désormais aveugle, menotté, incapable de bouger le moindre membre et deux hommes le transportaient vers un lieu inconnu. Il entendit plusieurs portes s'ouvrir puis claquer derrière lui.
Après cinq minutes de "transfert", Thomas se retrouva à nouveau à genoux. Ses mains furent détachées, mais il sentit qu'on l'entrainait par les poignets en arrière. Il pensait qu'il ne servait à rien de se débattre et se laissa attirer vers le bas.
Thomas était maintenant couché sur le dos, à même le sol, les bras en croix et le visage toujours recouvert du sac.
Il distingua à nouveau le son de chaussures féminines. Les pieds inconnus entrèrent bientôt dans la pièce, et Thomas sentit deux présences de part et d'autre de ses bras. Des cordes glissèrent le long de ses poignets et des mains expertes les arrimèrent au sol. Elles en firent de même avec ses chevilles. Il entendit les deux femmes se relever et lui ôter sa cagoule.

C'est nu, solidement attaché au sol, que Thomas découvrit cette nouvelle pièce: les murs, noirs, n'étaient pourvus que deux quelques appliques lumineuses. Plusieurs détails retinrent l'attention du captif: des anneaux étaient solidement fixés dans le béton des murs, à intervalles réguliers. Au plafond, Thomas découvrit un miroir, qui dissimulait un écran. Un message apparut sur ce dernier, qu'il pût lire à travers la glace sans tain: "Jusqu'ici je n'ai oeuvré que pour ton plaisir. Comme tous les hommes, tu en as trop voulu. Te voilà désormais fait prisonnier. MON prisonnier. Tu vas amèrement regretter de t'être masturbé dans la salle vidéo. Tu n'es plus qu'une petite salope à mes yeux."

Ces quelques mots glacèrent le sang de Thomas. Il avait beau être excité et vivre ses fantasmes les plus inavoués, sa situation était mal engagée: une maîtresse inconnue, plutôt en colère, le détenait dans un lieu lui tout aussi inconnu, tard dans la nuit.
Et pour ne rien arranger, Thomas avait vraiment mal aux testicules.
Ça n'allait pas s'arranger de ce côté-là!

Thomas resta seul pendant une dizaine de minutes. Son excitation avait bien baissé, il s’ennuyait, même. Une porte finit par s’ouvrir, laissant entrer une femme magnifique, brune, ses yeux très maquillés lui donnaient un regard sombre. Elle portait une jupe en cuir, plutôt courte, des bas résille s’arrêtant à mi-cuisse et retenus par un porte-jarretelles, lui aussi en cuir. Elle portait également des bottes en cuir noir, dont la hauteur de talons semblait interminable. Sa silhouette fine, élancée, était marquée par un corset dont les baleines enserraient la taille de cette magnifique créature. Ce corset s’arrêtait au milieu de la poitrine de la belle, laissant presque apparaître les tétons de ses seins lourds et comprimés par cette gaine de cuir noir. Elle tenait par la lanière un sac à main également en cuir. Ses cheveux noirs tirés en arrière et attachés en queue de cheval lui donnaient une allure stricte, tout comme le rouge à lèvres sombre qu’elle portait.

Elle posa le sac à terre, et s’approcha de Thomas, à pas lents. Elle le regarda d’un air curieux et dit, amusée :
« - Si tu es là, petite salope, c’est que tu as dû faire une énorme connerie. Et si on m’a appelée moi pour m’occuper de ton cas, c’est qu’on veut vraiment te la faire regretter, cette connerie. Comment t’appelles-tu ?
- Tho…Thomas, madame, répondit-il balbutiant, et réalisant que c’est la première personne à qui il s’adressait depuis son arrivée.
- Tu as tout faux. Pour deux raisons : la première, c’est que je ne suis pas une simple « madame », non, pour les heures à venir je serai une de tes « Maîtresses ». Je m’appelle Laura. Mais pour toi, ce sera simplement « Maîtresse ».
- Bien, Maîtresse…
- Quant à toi, tu ne t’appelles pas Thomas. Tu n’as pas de nom. Tu n’es rien. Tu n’es tout au plus qu’une petite merde entravée. »
Sur ces mots, elle sortit de son sac un téléphone portable. Elle le braqua en direction de Thomas, le prit en photo, et s’accroupit auprès de lui pour lui montrer le cliché. Son parfum parvint à Thomas. Il était doux, presque maternel. Il contrastait avec le langage cru de sa « Maîtresse ».
« - Regarde, petite merde, à quoi tu ressembles. Je vais envoyer cette photo à mes copines, nous allons bien voir si ton cas peut intéresser quelques-unes d’entre elles. En attendant tu n’es rien qu’à moi. »
Ces mots inquiétèrent quelque peu Thomas : à qui avait elle envoyé cette photo de lui, nu, attaché au sol ? Et qu’allait-elle lui faire ? Elle pianota de ses doigts fins, dont les ongles étaient vernis de rouge, sur son téléphone. Tout en envoyant le message, elle interrogea Thomas :
« - On m’a dit que tu as un faible pour les chaussures à talons, c’est vrai ?
- Oui, Maîtresse, j’adore ça.
- Eh bien saches, petit pervers fétichiste, que dans quelques minutes, tu auras cessé de les apprécier autant. »
Elle rangea le téléphone dans le sac, puis enjamba le « pervers fétichiste ». Laura se dressait au-dessus de lui, il pouvait deviner un string noir sous sa jupe.
Elle posa son pied droit sur le torse de Thomas, enfonçant légèrement son talon dans la peau du soumis.
« - Tu sais que ces bottes peuvent faire très mal, si elles sont bien utilisées ? Regarde plutôt… »
Elle se dressa et posa alors le pied gauche sur la cage thoracique de Thomas. Il eut le souffle coupé instantanément. Cette femme se dressait fièrement sur le torse de Thomas, l’étouffant presque, les mains posées sur la taille, le sourire aux lèvres.
« - Tu sens tout le poids de ma domination, petite salope ? Faisons un peu le tour du propriétaire. »
Elle leva le pied droit, augmentant la douleur causée par le gauche, dont le talon s’enfonçait un peu plus entre les côtes de Thomas. Elle posa la pointe de sa botte sur la bouche de sa victime, puis le talon.
« -Suce-moi, petite pute. »
Thomas hésita à entrouvrir les lèvres. Il sentit la pression s’accentuer, il ouvrit bientôt la bouche. Lentement, il sentit le talon se faufiler dans sa bouche. Il devait bien faire une douzaine de centimètres.
« - Allez, lèche, je veux qu’il brille. »
Thomas s’exécuta, il ouvrit encore un peu la bouche et sa langue glissa le long du talon. La pointe de ce dernier piquait agréablement le soumis, il sentait qu’il n’avait aucun contrôle sur la situation, mais la vue de ces magnifiques bottes lui pénétrant la bouche l’excitait étonnamment. A cette excitation se mêlait la douleur intense de la seconde botte qui lui pourfendait littéralement le torse.
« - Tu as l’air d’aimer ça, suceuse. J’ai rarement vu une salope pareille. »
Ces encouragements motivèrent d’autant plus Thomas, qui s’appliquait maintenant à prodiguer une véritable fellation à ces chaussures qu’il aimait tant. Il s’abandonnait ainsi à cette inconnue, qui avait de toute façon son sort entre ses mains…ou plutôt ses bottes.
« - Je vois que tu sembles doué pour la pipe, ça pourrait être utile pour la suite.
Laura retira le talon de la bouche de Thomas, et reposa le pied sur son torse. La douleur irradiait l’homme, non pas que sa Maîtresse était lourde, mais plutôt que les talons étaient pointus et qu’elle prenait un malin plaisir à se tenir sur l’arrière de ses bottes. Comme pour tâter ce nouveau terrain de jeu, elle fit un lent demi-tour sur Thomas, le piétinant. Elle lui présentait maintenant son dos. Thomas la détaillait du regard, il était fasciné par son allure altière. Sa queue de cheval semblait caresser ses omoplates, dénudées. Sa peau, délicate, était enserrée par le laçage du corset. Sa taille, fine, marquait d’autant plus la courbure de ses hanches. « Elle a cul splendide, se dit-il. »
En effet, la jupe de cuir épousait des formes affolantes, la cambrure de ses reins faisant légèrement remonter cette dernière. La jupe laissait ainsi entrevoir le porte-jarretelles, et s’arrêtait juste en-dessous de la naissance des fesses de Laura. Ses jambes, fines mais fuselées, étaient élégamment gainées de ces bas à la résille fine, dont la longue couture verticale marquait encore plus le galbe de ses cuisses. Pour clore le spectacle, Thomas était subjugué par les bottes de sa dominatrice. Elles lui allaient parfaitement, épousant à merveille la finesse de ses mollets, se terminant en pointe à l’avant. Dans sa position actuelle, il avait les talons sous les yeux, dont un qui luisait encore de sa salive. Ils s’enfonçaient dans sa peau, presque jusqu’au sang, le marquant ainsi de points rouges. Sa soumission était désormais inscrite sur son corps meurtri. Ses pensées furent arrêtées nettes par sa Maîtresse :
« -Mais tu bandes, espèce de chienne !
- Ou…oui, Maîtresse, bafouilla-t-il.
- Il est hors de question que tu sois dans un tel état. Je vais te calmer ça dès maintenant. Tu es vraiment un sale pervers. »
Laura se pencha en avant, offrant à Thomas une vue magnifique : sa jupe, retroussée à mi-fesses, laissait apparaître un string noir, en cuir, dont un détail excita encore plus le soumis : la ficelle ne passait pas entre les lèvres de sa Maîtresse, mais plutôt sur le côté. Le string laissait ainsi apparaître le sexe nu de Laura, qui semblait elle aussi quelque peu excitée : ses lèvres étaient écartées, et Thomas jura avoir aperçu de la mouille perler entre celles-ci. Il aurait adoré pouvoir lécher ce sexe gorgé de plaisir.
Laura surprit son regard gourmand :
« - Ce n’est pas en reluquant ma petite chatte que ça va arranger tes affaires. Tu dois cesser de bander, je ne suis pas une pute. »
Sa main s’approcha du sexe tendu de Thomas et le pinça très fort à la base du gland. Une douleur intense parcourut l’échine du soumis, il sentit les ongles de la belle s’enfoncer dans sa queue. Le sang reflua de la verge, et Thomas remarqua bientôt son érection diminuer.
« - Voilà, c’est plus acceptable. Mais je veux être sûre que ça ne recommence pas. »
Elle quitta le torse de Thomas, relâchant la pression qu’elle y exerçait. Et faisant également retomber l’excitation qu’elle provoquait chez lui.
Laura ouvrit son sac, et en sortit un accessoire qu’il ne put identifier. Cela ne ressemblait à rien de connu : cinq anneaux métalliques, de plus en plus étroits, étaient fixés sur une lanière de cuir, à intervalles réguliers. Le diamètre du dernier anneau faisait un peu moins de deux centimètres.
Elle enfila cet accessoire sur le sexe de Thomas, le plus grand anneau à la base de son pénis. Ce dernier contenait difficilement son gland.
« - Voyons si cela fonctionne… »
Laura glissa sa main le long de la verge ainsi emprisonnée, jusqu’aux couilles de sa victime. Elle les massait, les cajolait. Ce premier geste de douceur surprit et troubla Thomas. Il sentit bientôt une chaleur agréable monter dans sa queue, qui laissa place à une douleur inconnue jusqu’ici. Le sexe, enserré dans les anneaux, peinait à gonfler. Thomas était prisonnier, son excitation sera désormais stoppée nette par l’accessoire.

Satisfaite, Laura se redressa, et regarda un instant le soumis :
« - Tu vas leur plaire, elles de vont pas tarder à arriver… »
Sur ces mots, Thomas la regarda s’éloigner, la démarche féline, les talons claquant sur le sol froid. Laura referma la porte derrière elle, il était à nouveau seul.

Quelques minutes s'écoulèrent et Thomas entendit une rumeur derrière la porte. Des femmes qui discutaient, l'une d'elles semblait même rire. Elles devaient être trois. Plus que le son de leur voix, c'est le bruit caractéristique que produisait leurs chaussures que reconnut Thomas: le claquement de talons aiguille.

La porte s'ouvrit, ce fut Laura qui entra la première, suivie de près par deux femmes: l'une blonde, grande, plutôt fine, portait une simple robe noire, assez courte, ainsi qu'une paire de talons aiguille du même noir. Elle semblait revenir d'une soirée, au vu de son sac à main léger.
La seconde est plus facile à décrire pour moi: il s'agit de mon épouse. Nous avions reçu le message de Laura quelques minutes auparavant, et nous étions empressés de la rejoindre. Elle subjugua littéralement Thomas, et je le comprenais. Les jambes interminables d'Anaïs ne laissent en effet jamais les hommes indifférents. Ni son regard coquin, qui en dit long sur ce qu'elle est capable de faire. Vêtue d'un simple imperméable, elle avait emporté son sac à main fétiche, chargé d'accessoires...fetish.

Thomas n'en revenait pas: ces trois splendides femmes étaient là, autour de lui, à discuter tranquillement.
"- Il te plaît celui-là Anaïs?
- Tu nous gâtes Laura, chaque semaine c'est un peu mieux. Il n'a pas été très sage, tu l'as déjà emprisonné?
- Oui, ce pervers n'arrêtait pas de bander à la moindre occasion. On a affaire à un authentique fétichiste des talons. Essaie par toi-même, un rien l'excite.
- Ah bon? Tu crois que si je glisse mon pied entre ses jambes il va bander?"
Joignant le geste à la parole, ma femme frotta avec application la pointe de son pied sur les cuisses de Thomas. Elle remonta lentement, jusqu'à soulever les couilles du soumis avec le bout de sa chaussure.

Thomas n'en pouvait plus, c'était un réel supplice. Cet attouchement lui fit monter le sang, mais son érection fut à nouveau stoppée par les anneaux qui enserraient son pénis. Je connaissais son calvaire...je l'avais vécu avant lui.
Ma femme ôta sa veste, elle n'était plus que vêtue d'une guêpière que je lui avais offerte, et de bas noirs autofixants. Ses talons lui allaient à merveille, ils étaient vernis, et la bride fermée d'une boucle argentée soulignait à merveille la finesse de ses chevilles. Ce n'était pas la première fois que j'avais l'occasion de la voir à l'oeuvre, mais la redécouvrir à travers un écran de contrôle était surprenant. J'étais à quelques pas de là, dans une pièce voisine, à observer ce qu'endurait Thomas. Mon heure allait venir.

Laura reprit la parole:
"- Tu vois, une vraie petite salope, au moindre contact sa queue lui joue des tours. Tu crois que ça l'exciterait des femmes jouer entre elles?"
C'est Thomas qui répondit le premier:
"- Oh oui, allez-y, ne vous gênez pas pour moi!!"
Cette remarque consterna les trois femmes, en particulier la blonde:
"- C'est quoi cette petite pute qui parle sans notre permission? Ca ne te suffit pas d'être attaché par les bras, les jambes, et même la queue? Je vais t'apprendre à la fermer, tu vas voir. Laura, tu as ce qu'il faut pour les bavards dans ton sac?
- Sers-toi ma Belle, il est là pour ça."

La grande blonde, qui semblait être la plus jeune des trois, avait envie de faire ses preuves. Elle aussi pouvait être une maîtresse autoritaire. Elle fouilla un court instant dans le sac de Laura et en dénicha un objet dont Thomas devina instantanément l'utilité: une boule de plastique était attachée à deux liens en cuir.
Il allait être baillonné.
"- Ouvre la bouche en grand, puisque tu aimes ça."
Thomas s'exécuta, et sentit sa respiration coupée par la boule. Sans ménagement, la jeune maîtresse lui enfonça l'objet dans la bouche, et boucla le collier de cuir derrière la nuque du soumis.
Il était sur le point de suffoquer, mais finit par trouver une respiration à peu près normale par le nez.
"- Maintenant on ne l'entendra plus, conclut la jeune femme satisfaite.
- Il ne pourra même plus nous dire quand nous dépassons ses limites, ajouta ma femme.
- Et ça nous est bien égal, renchérit Laura."

La complicité de ce trio n'avait d'égal que sa perversité.
"- Bon les filles, ce n’est pas tout, mais moi je n'ai pas eu ma dose de chatte cette semaine."
C'est cette remarque crue de Laura qui déclencha les hostilités. Ma femme lui sauta au cou, et fourra sa langue au fond de sa bouche. Tout en fermant les yeux, sa main chercha le cul de Laura, et le palpa avec passion. Ca m'excitait toujours autant de la voir tripoter une femme.
Ce baiser langoureux dura de longues secondes. La jeune blonde, un peu délaissée, semblait en retrait.
"- Rejoins-nous, Julie, il va bien falloir commencer un jour."
Julie s'approcha, hésitante, des deux femmes plus expérimentées qu'elle. Toutes deux posèrent une main sur son visage, et l'attirèrent tendrement vers leur bouche. Ce baiser à trois était bouleversant.
Thomas assistait à la scène, son sexe gorgé de plaisir mais aussi de douleur.
Les trois maîtresses s'embrassèrent et se caressèrent longuement, provocant chez moi une belle érection.

Ma femme entreprit de délacer le corsage de Laura, mais celle-ci avait d'autres projets:
"- Doucement Anaïs, je crois que nous devrions commencer par nous occuper de Julie. Qu'en penses-tu, Julie?
- Pourquoi pas, répondit-elle timidement."

Julie semblait en effet plus à l'aise avec un homme entravé qu'avec deux femmes d'expérience.
Mon épouse glissa une première bretelle de l'épaule de sa blonde complice, puis la seconde. Faire tomber la robe à ses pieds ne fut qu'une formalité. Elle laissa place à un corps magnifique: ses seins étaient fermes, et son cul magnifiquement petit et cambré.
Les deux expertes parcoururent ce jeune corps avec gourmandise, alternant les caresses et les baisers.
Laura demanda à Julie de s'asseoir, mais pas n'importe où: sur Thomas.

Elle posa son petit cul sur le ventre du soumis. Ainsi assise, perpendiculairement, Thomas avait tout le loisir d'observer sa plastique de rêve.
Laura se mit à genoux devant la jeune fille, et lui écarta les jambes avec douceur. Ma femme se plaça derrière Julie et commença à lui caresser la nuque.

A mesure que les baisers de Laura progressaient sur ses cuisses, les mains d'Anaïs se faisant plus baladeuses sur le corps de Julie. Elles finirent par empoigner ses seins fermes et lourds. Julie n'en revenait pas, deux trentenaires étaient en train de la tripoter, son cul bien posé sur un homme soumis qui ne manquait pas un détail de la scène. Elle aurait juré le voir baver de plaisir derrière son baillon.

La langue de Laura s'attarda sur la fine toison de Julie, elle y déposa méthodiquement de petites baisers, qui atteignirent bientôt son clitoris. Julie frémit de plaisir. Les mains de mon épouse se firent plus insistantes sur les tétons de la jeune fille désormais en proie à ce nouveau plaisir lesbien.
Thomas ne tarda pas à sentir le bassin de Julie onduler au rythme des coups de langue de la brune du trio. Laura savait y faire, à n'en pas douter.

La respiration de Julie s'accéléra, mon épouse lui mordillait le cou, lui pinçait les seins, lui murmurant à l'oreille:
"- Tu es une bonne salope, tu excites tout le monde ici. Je mouille comme une dingue, tu es magnifique. Regarde-toi, en train de te faire lécher par une femme qui a dix ans de plus que toi. Tu as le pouvoir de la faire mouiller, elle aussi. Et regarde le petit pervers sur lequel tu es assise: tu ne crois pas que tu l'excites, lui aussi? Il crève d'envie de te prendre, de te lécher à son tour. Tu es une belle petite salope Julie, et moi j'adore ça."

Toute cette perversité et ces compliments achevèrent la jeune apprentie qui, gorgée d’excitation, poussa un cri de soulagement, mêlé de surprise. Une femme l'avait fait jouir.

Thomas était dans un état indescriptible, quelque part entre l'orgasme, la colère, le bonheur et la frustration.

"- Bien Anaïs, je crois que nous pouvons appeler ton mari désormais. J'ai envie de voir une belle queue maintenant."

C'était donc à moi d'entrer en scène.
Message édité par Plumedhomme le 03-08-2011 à 15:37:33

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