Histoire érotique : LA PETITE CULOTTE NOIRE DE MARC PAGE

Bonjour à tous,
Merci de me suivre. Voici une nouvelle coquine reliée à la lingerie féminine. Mon univers professionnel passé en revue par cet auteur.
Bien à Vous.
Anais

Petite troupe de culottes

Nous sommes une petite troupe de culottes, assorties aux vêtements de Madame, pliées sagement dans le tiroir, rangées séparément les unes des autres pour éviter de nous chamailler et de rouler en boule au fond du tiroir.

Madame prend grand soin de nous, bien installées à l’aise pour respirer dans la quiétude de l’armoire ou sur les coussins de soie que nous partageons avec le chat, seul être animé autorisé à passer la journée dans la chambre.

Dans le tiroir au-dessus de chez nous, il y a les soutiens-gorges et les collants, deux ou trois paires de bas de soie et les fanfreluches qui ne sortent jamais : porte-jarretelles et guêpière, achats de folie qui s’ennuient un peu.

Nous on bosse tous les jours, enfin presque, c’est pour cela qu’il faut nous laver et nous plier avec soin, sinon on gratte ou bien on s’enroule sur l’élastique et fini le confort.

Il y a, parmi nous, les blanches en coton, pour l’hiver, on se moque d’elles, on les appelle les cirés bretons ! Les échancrées à volant se font appeler Brazil, pas pratiques du tout mais elles mettent une ambiance de samba dans le tiroir.

 Et puis les technos en matière chimique, lycra ou microfibre, un rien prétentieuses, il y en a pour toutes les formes et les saisons : boxers, shortys, tangas, il y a les strings pour les pantalons moulants.

Nous, nous sommes dans un petit panier spécial, noblesse oblige : le tulle brodé pour les week-ends, et au-dessus du panier, nous les dentelles, trônons, aristocratiques, pour les sorties. Nous sommes deux : il y a la blanche, culotte fétiche de Maîtresse et moi, la noire, légèrement ajourée, sa préférée !


Ma petite culotte en pure soie


Mon Caraco en soie noir

 Il faut que je vous dise, j’en pince un peu pour le caraco noir en soie brodée de l’étage du dessus, mais lui il crâne, n’a aucun égard pour moi, voire fait son précieux ridicule, parce qu’il est beau, ne sort que le soir et s’assortit avec toutes les copines : les bleues, les vertes, même les boxers roses vont bien avec lui.

Un tombeur, ce caraco, mais il m’a accrochée. Avec moi, c’est quand même la vraie classe ! Il l’a reconnu plusieurs fois, je le sais par les copines, de vraies teignes, mais bavardes !

Quand madame, penchée sur le tiroir, nous passe en revue du bout des doigts pour choisir sa parure du jour, nous devinons à son regard ce qui lui traverse l’esprit et dans quelle intention elle choisit l’une d’entre nous.

Connivence féminine. Tantôt l’air de rien, pour un strict rendez-vous de travail (parfois, à la dernière minute, une impulsion coquine lui fait éviter la culotte attendue), tantôt l’air pressé signifiant détente avec les enfants, la mine joueuse pour un cinéma avec les copines ou la mine austère dépitée d’avance pour un dimanche avec les parents…

Le meilleur moment, c’est quand elle prend son temps : une première inspection avant la douche, une seconde ensuite, puis elle laisse le tiroir ouvert et fait des essayages devant la glace.

D’abord un premier essai tête en l’air, sur sa belle nudité douchée, puis elle replace un shortys manifestement hors de propos, ou ce string audacieux «pas avec une jupe » murmure-t-elle. Et encore, elle déplie un tanga en regardant la jupe qu’elle a sortie… circonspection, petit sourire en coin, lassitude, projet séduction -mystère d’abord, puis choix ensuite.

 Dans ses yeux, mille significations à ses menus préparatifs intimes: rencontre impromptue, appréhension des retrouvailles, espoir d’une nuit câline avec un inconnu ou 1 weekend sexe quatre étoiles à la campagne, tout est lisible dans ses petits gestes, avec l’expérience, nous savons même prédire avec qui elle sort et dans quel but. La semaine dernière, c’était un mardi, le petit ballet s’est produit en fin d’après-midi.
Après valse hésitation, c’est nous qu’elle choisit, c’est bon signe, les autres faisaient un peu la tête, c’est normal !

Ma première sortie coquine avec le caraco noir


La première fois que je suis sortie avec le caraco, c’était pour une rencontre improvisée sur Internet. Madame n’avait jamais vu le monsieur mais elle avait craqué pour un mot bien tourné, et une photo irrésistible de vacances : beau ténébreux, lunettes noires, genre andalou incandescent.

Sous la jupe courte verte et la blouse blanche, nous nous tenions la main avec le caraco, tout fiers d’être de sortie ensemble un jour de semaine. La dernière fois, me rappela le caraco, c’était le mariage de la soeur de Concours de nouvelles Erotiques Edilivre 2 Maîtresse.
Un triste souvenir, nous avions fini la soirée trempés d’alcool et malmenés par un grossier personnage dans le parking de l’auberge qui mettait ces mains partout sous le corsage de Maîtresse. Elle a dû le gifler pour nous protéger.

Mais revenons à mardi dernier. Le grand moment est arrivé : un café cosy, pas trop de monde, je me suis assise sous les fesses de Maîtresse dans un beau fauteuil de velours rembourré d’un coussin rouge, je me rappelle très bien. Drôlement confortable, pourtant madame n’en mène pas large, elle se tient droite, le dos loin du dossier, les jambes serrées sur ses hauts talons. Le monsieur se présente, il s’appelle Durieu, c’est un nouveau.


La conversation m’échappe mais je sens au-dessus de moi qu’elle se tortille sur le coussin, au fur et à mesure que le diner avance, dénotant une fébrilité que je reconnais bien. Cet homme l’impressionne.
Elle se lève pour se repoudrer le nez et c’est aussi notre fête, caraco et moi sommes bien remis en place, aspergés de parfum n°5. Rouge à lèvres refait, impeccable, madame passe à l’offensive pour la deuxième partie de soirée. Elle croise et décroise les jambes, ce qui me fait prendre l’air de temps à autre dans la chaleur du restaurant, je sens qu’elle baisse sa garde doucement devant cet homme peu bavard (subtile ruse ?).

Quand nous sommes arrivés dans le taxi, nous réalisâmes que la Maîtresse en avait trop fait : le monsieur s’est jeté sur elle, la blouse a été rapidement déboutonnée, le caraco déchiré dans un geste impatient, je serrais les fesses aussi fort que ma Maîtresse car j’entendais des protestations étranges dans sa bouche : non pas comme ça… je vous en prie… pas ici… attendez ! Soudain, lors d’un assaut furieux entre les cuisses de ma Maîtresse, je me suis sentie empoignée sans délicatesse par une main poilue.
Je m’accrochais à caraco qui n’était plus qu’un oriflamme flottant entre les seins de maitresse et je me suis retrouvée piétinée pendant qu’elle haletait de plaisir dans la voiture. Le silence revenu, je fus ramassée, religieusement respirée et jaugée par un visage inconnu puis enfouie au fond de la poche d’un pantalon de flanelle pour le reste de la nuit. Je me suis réveillée dans le sac à main de Maîtresse, complètement décousue et chiffonnée.
 Le rimmel et le rouge à lèvres avait coulé, formant sur son visage un tatouage guerrier de commando de nuit, mais la lutte avait aussi dessiné sur sa bouche un sourire apaisé, venu d’une joie intérieure que cet homme, sans être un gentleman, avait su révéler.

J'étais la première avec Maitresse


Je craignis de finir au fond d’une poubelle, mais Maîtresse n’est pas comme cela, elle m’a confiée aux doigts de fée de madame Marthe, sa couturière.
Remise à neuf, je retrouvai ma place au sein du tiroir. « Culottes inanimées, avez-vous donc une âme ? », m’a-t-elle chuchoté en me remettant en place avec un baiser. 2 Quelques jours plus tard, la petite culotte blanche me raconta que Marc Durieu avait une classe folle, que les cheveux grisonnants lui donnaient un charme fou, que sa voix était grave et assurée, que sa main avait pris la main de Maîtresse, que Maîtresse n’avait rien dit, et que la main de Marc semblait douce, si douce que la jolie petite culotte blanche avait hâte de s’en rendre compte par elle-même. Et moi je lui avais répondu, étouffant de fierté : - La première, c’était moi !















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